Histoire de lavoir

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Un lavoir ?

 

Le Lavoir de la Prairie

Le curé de la Paroisse de Lasserre, l"abbé OGNATE Melchior meurt en février 1858. Par testament, il lègue aux deux communes de Lasserre et de Pradère, la somme de 3400 F pour construire un lavoir à la Prairie de Lasserre et des Bornes_Fontaines . En outre il lègue 1000 F à l'égllise "pour divers travaux et l'achat d'un "ophicléide" (instrument de musique de la famille des cuivres tombé en désuétude qui tient du trombone et du saxophone).

Les deux conseils municipaux en septembre 1850 acceptent le legs. L"abbée Ognate avait fixé l'emplacement sur la prairie non loin d'un gros frêne.

En 1859, l'architecte Delort de Toulouse soumet le plan des travaux, plan qui existe encore dans les archives de la mairie.
Le lavoir sera alimenté en eau par le ruisseau de la Boumbouride. Dès 1860, on commence à s'inquiéter de la faisabilité du projet. En effet, la pauvre Boumbouride pourra-t-elle fournir l'eau nécéssaire aux lavandières?
On décide le creusement d'un puits près du lavoir.
En 1863, le lavoir est construit mais les déblais l'entourant risquent de s"ébouler "nuisant à la solidité de l"édifice". Le déblaiement nécessaire devait se faire par les "prestations", ces" prestations en nature" (charge de travaill dû par les habitants pour le bien de la commune)  avaient le taux de rendement que l'on imagine.
Les 3400F du legs étant épuisés, il faut ouvrir un crédit et demander à Pradère de couvrir le tiers de la dépense. Ce dépassement du coût de la construction donna lieu à diverses discussions avant de trouver une entente entre les deux communes.
Le lavoir est bien construit, du moins la charpente et le toit, mais.. il n'y a pas encore l'eau.
En 1864, le Conseil de Lasserre vote un crédit pour construire une "écluse" sur le ruisseau et l'achat de tuyaux.
......Finalement le lavoir n'a jamais servi, on n'y a jamais amené l'eau... 
C'est le charron Bégué qui l'a utilisé comme remise pendant des décennies car il avait son atelier à quelques mètres de là...

 

Récit tiré de nos anciens journaux communaux